Hot! SABS présente Delusil , la porte du retour

SABS présente Delusil , la porte du retour

Un après midi de Juin, je recevais dans la cour de à la Boite à Idée, une partie de la team Délusil, un  projet de film et une performance entre danse et musique, porté par Mame Djara Diop et les élèves de l’école Américaine Bilingue SABS. A l’ombre du manguier, Ndeye Sokhna, l’une des élèves répondait à quelques unes de mes questions.

One afternoon in June, I invited some of the DELUSIL team members in the courtyard of La Boite à Idée. DELUSIL: The Door of Return is a film project and a performing arts platform, development by Mame Djarra Diop and the students of the Senegalese American Bilingual School also known as SABS. In the shade of the mango tree, Ndeye Sokhna, one of the students answered some of my questions.

 

 

 

Ndeye Sokhna Sow. : « Je suis élève en classe de Twelve c’est l’équivalent de la terminale à la senegalese american bilingual school, qui se trouve au Point E. Je suis là pour représenter notre école et ce projet.

On a un club dans notre école qui s’appelle le Big Gorée project club. Dans ce contexte on a monté un projet qui est en lien avec Gorée, son histoire, la maison des esclaves, le musée. On essaye d’implémenter un sentiment chez les gens pour qu’ils se sentent plus proches de notre continent et de nos ancêtres. Delusil est un court métrage à propos d’une fille qui vient d’Harlem et au Sénégal, à Gorée pour découvrir la vie en Afrique. Elle fait un rêve dans lequel elle fait un retour dans le temps et découvre en live une performance qui retrace un moment précis de l’histoire de l’ile en 1774. Durant cette performance, pour raconter l’histoire, on fait du slam, de la danse, de la musique et du théatre.

On l’a appelé «  The door of return » parce que dans le temps les gens partaient d’Afrique vers l’Europe ou les Etats-Unis mais maintenant c’est le cheminement inverse. Donc la porte de Gorée, qu’on appelle celle du chemin sans retour devient finalement la porte du retour. »

« I am a student in Twelfth grade which is the equivalent the film final level of grade school in the senegalese program. SABS is located in Point E. And I am here to represent our school and this project.

We have a club in our school called the Big Gorée project club. In this context we have mounted a project that is related to Goree, its history, the house of slaves, the museum. We try to implement a feeling in people so that they feel closer to our continent and our ancestors. Delusil is a short film about a girl named Aida from Harlem and Senegalese descend who is forced to partake in a family vacation to Senegal to learn more about her culture. In the movie Aida has a dream in which she goes back in time and discovers  the history of Goree, the Transatlantic slave trade.

Through a life performance , Aida retraces a specific moment in the history of the island in 1774. During this performance, the club tells the story through the several disciplines of the Arts. The Door that separates the ocean from the island is called « The door of return » because in time slaves were forced to leave Africa to live in Europe or the America’s but now we are showing in contrast, the door of Return. Giving the audience a glimpse of coming back home after 400 years of slavery. »

 

Pourquoi avoir choisis ce médium ? 

Ndeye Sokhna : « Un film parce que je pense qu’on s’identifie mieux aux choses quand on les voit se passer devant nous.  Il y’a plein de films très émotifs qui parlent de sujet important, et quand on les voit, les choses deviennent plus réelles. Les films font aussi partie des choses qui restent dans le temps… »

« A film because I think we identify better with things when we see them happening in front of us. There are lots of very emotional films that talk about important subject, and when we see them, things become more real. Movies are also part of things that stay in time … « 

 

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Combien de temps, ca vous a pris pour réaliser ce projet de film ?

Ndeye Sokhna : « Toute l’année ! Avec le club on a tous travaillé sur Delusil. Depuis le début de l’année  on a fait des levées de fonds pour pouvoir produire le film. Ca doit bien faire dix mois maintenant qu’avec les autres élèves on travaille dessus. Ceux sont les élèves du club et certains d’autres classes qui jouent dedans. Les professeurs et Mame Djarra ont travaillé avec nous. »

« All year long! With the club we all worked on Delusil. Since the beginning of the year fundraisers have been made to produce the film. It must be ten months now that with the other students we work on it. Those are the students of the club and some of the other classes playing in it. Mame Djarra worked wrote the story and pushed us to work on the film. »

 

Comment est composée votre équipe technique ?

« Moshady de Blackaneze Film et Mame Djarra ont coréalisé le film. Nix a réalisé la musique. Khadim Mbaye a écrit le slam en wolof. Omar Sall, couturier à designer les costumes. Nabs et Mame Djarra ont fait les chorégraphies. Kader Diakhaté, artiste plasticien a réalisé le bateau esclavagiste, qui servira de fond de scène. Ydee est le père de Aida, l’actrice principale, Fatou Ka de son vrai nom. Beaucoup de gens innovants, de gens qui influencent le milieu culturel sénégalais. Ces artistes à travers ce projet se sont mis au service de l’éducation à travers la réalisation de ce film. »

« Moshady from Blackaneze Film and Mame Djarra co-directed the film. Khadim Mbaye wrote slam in Wolof. Omar Sall, couturier to design costumes. Nabs and Mame Djarra did the choreography. Kader Diakhaté, visual artist, created the slave ship, which will serve as a backdrop. Ydee is the father of Aida, the main actress, Fatou Ka of her real name. Many innovative people, people who influence the Senegalese cultural milieu. These artists through this project put themselves at the service of education through the making of this film. « 

 

Il y’a beaucoup de gens qui remettent en question l’histoire de Gorée et ce port d’où partaient les esclaves. J’imagine que vous avez du faire de nombreuses recherches pour documenter vos propos.

Mame Djarra : «  Bien sure. On a travaillé avec un historien, Mr Fall , des nombreuses archives. On a trouvé beaucoup de documents qui attestent que cela s’est produit à Saint-Louis mais on a aussi trouvé des éléments qui prouvent que Gorée était un port où les navires d’esclaves stationnaient. On a trouvé aussi l’histoire de la révolte de 1774 entre les esclavagistes d’un bateau en stationnement, les esclaves et les natifs de Gorée. Donc la performance live raconte cette révolte où les esclaves se sont révoltés et ont tués leurs bourreaux. »

Ndeye Khady : « On essaye de changer la vision des gens sur Gorée et sur les circonstances de la traite négrière. Nos ancêtres n’étaient pas en accord, ils ne sont pas laisser prendre où amener. Ils se sont battus pour leur liberté, ils ont essayé de se révolter malheureusement il y’avait une suprématie et ils n’ont pas réussi. Mais je pense qu’il est important de rappeler çà et de donner aux plus jeunes cette version de l’histoire. »

Mame Djarra: « Of course. We worked with a historian, Mr. Fame, who is the coordinator of the Big Goree Project along with Gene Adams for the U.S.We have found many documents attesting that this happened in Saint-Louis, but we also found evidence that Goree was a port where slave ships were stationed. We also found the story of the 1774 revolt between the slavers of a boat that was turned around by the slaves and natives of Goree. So the live performance tells the revolt where the slaves rebelled and killed their executioners. « 

Ndeye Khady: « We try to change people’s view of Goree and the circumstances of the slave trade. Our ancestors were not in agreement; they are not allowed to take where to bring. They fought for their freedom, they tried to revolt unfortunately there was supremacy and they did not succeed. But I think it’s important to remember that and give the youngest this version of history. « 

 

 

19h30 au Canal Olympia le 21 Juin, c’est le jour de la première, que va-t-il se passer après ?

Mame Djarra : «  Il y’a un programme éducatif et des leçons qui vont avec le film. Le film va être diffusé l’année prochaine au Gorée Film Festival.  Aussi tout au long de l’année, on va projeter le film, présenter le programme éducatif et les leçons dans les différentes écoles de Dakar. A chaque projection, il y’aura des échanges et des discussions autours du film et ensuite les élèves pourront durant plusieurs semaines suivre le programme éducatif et les leçons rattachées à l’histoire de Gorée, celle de l’esclavage et de la révolte de 1774. »

« There is an educational program and lessons that go with the film. The film will be broadcast next year at the Gorée Film Festival. Also throughout the year, we will project the film, present the educational program and lessons in different schools in Dakar. At each screening, there will be exchanges and discussions around the film and then the students will be able to several weeks follow the educational program and lessons related to the history of Goree, that of slavery and the revolt of 1774. « 

 

Pour les élèves de SABS est-ce une première expérience autour de la production d’un film ?

Ndeye Khady : « Non on a eu à faire l’année dernière un film avec Mame Djarra, intitulé Lala Birane. Ce n’est pas le premier projet mais vu l’importance du sujet et le sérieux qui a été mis sur ce projet de film, on peut dire que c’est une première. »

« No we had to do a film last year with Mame Djarra, entitled Larabilaran that was created by her organization Sunu Thiossane . This is not the first project but given the importance of the subject and the seriousness that has been put on this film project, we can say that it is a first. « 

 

Est-ce que c’est une habitude de l’école d’organiser ce type de projet ?

Ndeye Khady : « SABS c’est une école qui s’intéresse à l’environnement, l’art et la culture. On a des projets et des clubs liés à ces grandes thématiques. Chaque année, l’école essaye de nous faire partir sur de nouveaux projets et nous pousse à nous engager. »

« SABS is a school that is interested in the environment, art and culture. We have projects and clubs related to these major themes. Every year, the school tries to get us started on new projects and pushes us to commit ourselves. « 

 

Est-ce que ce type d’expérience, vous donne envie de vous rapprocher des métiers issus des industries créatives ?

Ndeye Khady : « Pas personnellement, mais oui pour certains élèves. J’ai vu des gens vraiment intéressé par l’industrie du cinéma. Ca révèle de nouvelles inspirations. Ce type de projet développe de nouvelles compétences. »

« Not personally, but yes for some students. I have seen people really interested in the film industry. It reveals new inspirations. This type of project develops new skills. « 

 

Où te vois-tu dans dix ans ? Tu auras quoi, 27 ans.

Ndeye Khady : « J’espère être riche d’expériences. Je pense que ces très importants dans la vie. Riche par rapport aux gens qui m’entourent. Riche aussi d’argent. Je me vois au Sénégal, je me vois travailler pour mon pays… »

« I hope to be rich in experiences. I think these very important in life. Rich compared to the people around me. Rich with money too. I see myself in Senegal, I see myself working for my country … « 

 

Tickets disponibles à SABS , sur Facebook… Préventes à 2500 frcfa . Jour j 3000 frcfa

 

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